RECHERCHE – Le végétal au coeur de l’ancienne centrale EDF – Vitry-sur-Seine – avril 2019

Pour TANGIBLE, la place du végétal sur le site de l’ancienne centrale EDF est au cœur du projet Points de vue (2018-2020).

Les actions en 2018

Depuis 2018, les archéographes ont pu observer, récolter et accompagner le développement de ce nouvel écosystème en germe depuis la fermeture industrielle du site. Lors des visites archéographiques de juin 2018 dans le parc à charbon, les archéographes ont rendu le public parti prenante de la pérennité symbolique et esthétique de cet écosystème naissant, en observant les diverses espèces végétales présentes sur le site et également et en semant de manière éparse quelques graines des espèces identifiées, scellant ainsi l’engagement du site à se renouveler. La recherche artistique menée sur le site d’avril à octobre 2018 amènera TANGIBLE a célébrer le retour du végétal dans le parc à charbon, propagation d’une nouvelle énergie.

Retour en images sur ces plantes à haut potentiel de transformation
revoir Transformateur ici

La recherche artistique en 2019 

Depuis janvier 2019, c’est le corps de l’usine qui devient le terrain de création de TANGIBLE. C’est à travers une des fictions documentaires (baptisées les Mues, dont le tournage débutera en mai 2019) que le végétal est de nouveau mis à l’honneur cette année. Le travail d’inventaire des populations végétales actrices de la mutation du lieu se poursuit.

Cette mue étudie l’action des plantes et des mousses sur la transformation du site et la possibilité d’une coopération humaine et végétale pour participer au démantèlement de la centrale. Il s’agit donc d’un acte de végétalisation.

Des pièces emblématiques de la transformation du charbon en énergie – les boulets des broyeurs à charbon – seront le support de cette végétalisation qui activera le processus de leur décomposition. Avec l’appui de paysagistes, d’ethnobotanistes et d’éthologues, TANGIBLE souhaite inverser le point de vue sur l’usine pour la regarder à travers les « pores » du végétal ou de l’animal et de leurs actions respectives.

Egalement accompagnée par des spécialistes des bryophytes du Muséum National d’Histoire Naturelle, l’équipe artistique recouvrira les boulets de différents mélanges organiques afin d’étudier l’action chimique des mousses et lichens sur le métal et la possibilité de s’y développer. Pour l’occasion, le laboratoire de chimie de la centrale sera remis en fonctionnement et servira de support de mise en scène pour regarder le vivant de près et l’accompagner dans son développement et son chemin de mutation.

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