L'équipe

Notre équipe est composée d'archéographes. TANGIBLE rassemble des artistes et des personnes sensibles à la transformation des espaces communs à tous. Venus d'horizons différents ils ont mis au point une démarche unique : l' archéographie. Chaque archéographe a sa spécialité et son originalité.

TANGIBLE

Créée en 2004 sous l’impulsion d’Edwine Fournier et de Sabine Montlahuc, TANGIBLE rassemble aujourd’hui de nombreuses énergies et compétences.

L’ambition recherchée est d’élaborer des projets situés à des croisements fertiles et parfois inattendus : danse, installations plastiques, création sonore et territoire (avec l’archéographie), danse et rugby (avec Bal de match), tango et contact improvisation (avec Chemin des Tortues , Inconsolables mais vivants). Mêler des enjeux réels à un imaginaire artistique guide les interventions de la compagnie. Ses actions insufflent un décalage poétique, créent des moments de rêverie et distillent une pointe d’humour.

Les spectacles chorégraphiques et plastiques de TANGIBLE, ainsi que les ateliers de pratique, proposent d’ouvrir l’expérience d’un lieu vers de nouveaux possibles et vers de nouvelles légendes.

Depuis sa création, l’équipe travaille sur l’ensemble du territoire français et en particulier dans la ville de Vitry-sur-Seine, en collaboration avec les EMA, le MAC/VAL, la Briqueterie, l’EPA ORSA et la Municipalité, autour d’un programme de créations et d’actions culturelles.

Les archéographes

Edwine Fournier

Être archéographe aujourd’hui, c’est la possibilité pour moi de réunir des enjeux artistiques et citoyens. C’est la potentialité de trouver dans chaque lieu le langage artistique adéquat. C’est l’occasion d’ouvrir à 360° l’esprit de recherche qui m’anime.

Avant de devenir archéographe, j’ai expérimenté des études de lettres modernes, le théâtre sous toutes ses formes et un DEA de psychanalyse. J’ai également eu l’occasion de travailler dans une galerie d’art contemporain auprès d’artistes vivants comme Annette Messager, Pierre Huygue, William Kentridge et c’est finalement la danse qui m’a donné le sens et le goût profond de la création.

La rencontre avec des chorégraphes venant aussi bien du monde de la danse contemporaine que des pratiques somatiques et sensibles a constitué le socle de ma formation et de mes collaborations. Faire danser les lieux, les mémoires enfouies de la Bièvre, des citernes à vaches dans le Commingues, des rugbymen, l’espace de la relation et ses milliers d’abrazo de tango à inventer, voilà ma spécificité d’archéographe.

Aujourd’hui je m’intéresse également à la manière dont les formes documentaires peuvent s’intégrer à un processus de création de longue haleine dans le spectacle vivant.

Sébastien Molliex

Ayant, autour de ma formation de danseur chorégraphe, croisé différents métiers artistiques et techniques (marionnettiste, menuisier, réalisateur de cinéma documentaire) je suis généralement plus attentif aux potentiels créatifs d’une situation ou d’un lieu que soucieux de la possibilité d’utiliser un médias particulier pour les traduire.

L’archéographie me permet de rassembler l’ensemble de mes compétences au sein d’une démarche qui invite leur expression tout en s’ajustant aux besoins du lieu.

Alors que je vis et agis pour moitié en milieu rural et en milieu urbain, la démarche d’archéographe me donne un langage et un regard dépassant les spécificités territoriales pour m’intéresser à la matière première des lieux et des situations, dans leur profondeur temporelle et leurs mouvements sous-jacents. Il n’y a dès lors plus de contexte urbain ou rural mais une juxtaposition d’histoires singulières, tissées en réseaux et émergeant en des nœuds, des points névralgiques de l’espace exploré.

Gwennaëlle Roulleau

projet "Points de vue"

Être archéographe, c’est, dans l’attention particulière portée au lieu, chercher à en saisir la sensibilité, la portée expressive, sa poésie, ses dimensions imaginaires. En explorer les langages multiples – historique, géologique, sociologique…–, pour en traduire une évocation poétique ou fictionnelle.

Véritable écho à mon approche de la musique : c’est avec la sensibilité du promeneur écoutant que j’enregistre pour partager les traces précieuses du vivant. L’acte d’enregistrer me met à l’affût de ce qui stimulera mon imagination. L’oreille filtre, je suis déjà dans la composition. Fixées ou en temps réel, mes compositions sont des dramaturgies.

Ma démarche d’écoute du monde et d’exploration du réel m’amène ainsi à des projets in situ. Mes installations interpréteront un phénomène physique de manière sonore (La fourmi sur l’élastique, Taxi Brousse / Fées d’hiver) ou le rapport entre l’homme et l’environnement (Sillons, L’espwar est un temps boisé / Friche Théâtre Urbain). Autre pratique privilégiée, d’ancrage dans le présent, l’improvisation avec d’autres musiciens (T. Macé, F. Marty, G. Mevel, T. Waziniak, D. Lifermann, R. Matta, P. Cueco, J-M. Montera)..

Françoise Bachelard

projet "Pays de Bièvre"

Danseuse, performeuse, chorégraphe auprès de différentes compagnies de danse et de théâtre depuis 1986, je suis également praticienne en éducation somatique Body-Mind centering depuis 2010 et en thérapie Cranio Sacrée Biodynamique depuis 2015.

Sur mon chemin, l’archéographie représente une transversalité, une confluence, une alchimie des expériences, études et métiers que j’ai jusque là traversés : la révélation de la danse, en création ou en transmission, le désir de comprendre l’humain à travers son expérience du corps, l’enseignement des pratiques somatiques, l’intérêt pour la santé par une approche globale du mouvement de l’Être ou encore la pratique de l’ostéopathie biodynamique et de la psychanalyse.

L’archéographie se place à une croisée, elle est pour moi aujourd’hui un creuset de jeu et d’exploration. Il s’agit d’un processus actif de l’imagination qui me permet d’investir un territoire physique, d’y observer les traces, visibles et invisibles, de son histoire, de ses habitants, d’en récolter la résonance interne, sentie et ressentie. C’est articuler la multiplicité des sources et laisser émerger l’œuvre qui s’inscrira de façon éphémère ou durable dans le paysage et les mémoires par une poétisation du réel étudié.

Manon Gignoux

projet "Pays de Bièvre"

Être archéographe pour moi c’est aller à la rencontre d’un territoire, de ses habitants, de ses mémoires. C’est chercher les traces d’histoires à réinventer, expérimenter la matière et les corps dans un environnement fait de possibles et de contraintes. Les vêtements se font habits et habitats, la danse nous relie.

Je développe mon travail à travers la photographie, le dessin, la sculpture, l’écriture, la pratique de la performance, d’installations et du médium vidéo. Sa singularité se déploie à partir de collectes, d’un usage détourné du vêtement et de matériaux mis au rebut. J’envisage le vêtement en tant que volume, enveloppe, sculpture à extraire, ombre à révéler. À partir de survivances, je travaille le temps comme un matériau en devenir, convoquant ce qui inexorablement meurt et renaît.

J’ai étudié aux Arts Appliqués Duperré et aux Beaux-Arts de Paris. Ma recherche plastique est ponctuée de collaborations singulières : créations de pièces uniques textiles, de costumes et scénographies en art vivant. J’expose depuis 2001 principalement en France et au Japon.

Christine Coutris

projet "Pays de Bièvre"

Pour moi, être archéographe c’est relier et honorer. Incorporer le passé et ce qui est présent, même invisible, pour fertiliser l’avenir. Cesser d’inventer des vies/villes coupées de leurs racines. Faire avec. C’est aussi relier dedans et dehors : le sensible, le cœur, à l’autour et aux autres. L’archéographie est un concentré d’attention portée par une intention, celle d’honorer les traces, de restaurer, dire, offrir..

J’y réunifie mes fils de vie dans une création commune. Le fil de l’attention « objective » à la matière – comprendre comment elle se goupille – a fait de moi une ingénieure. Le fil de l’attention au sensible m’a attirée vers l’art et me rend gourmande d’univers singuliers d’artistes portant leur vision du monde. J’aime écrire sur leur création : photos de K. Lhémond (La Nuit, 1993) ou M.Jasmin (Voix de terres, 2012), recherches chorégraphiques de L.de Nercy (Swing, 2003-4), installations plastiques (l’Art dans les Chapelles, 2011).

Je mène actuellement le projet Mémoires Vives de recueil de souvenirs pour le Domaine de Trévarez (Finistère) qui donne lieu à une exposition pérenne depuis juin 2017. Là aussi, il s’est agi de compléter l’histoire du domaine de son épaisseur humaine, honorer sa part « invisible ».

Les collaborateurs artistiques

Collaborateurs artistiques du projet Points de vue

Olivier Weller, archéologue INRAP
Maria-Chiara Piraccini, architecte
Isabel Claus, paysagiste
Gilles Paté, artiste plasticien, enseignant à l’école d’architecture de Versailles
Gerry Quévreux, danseur
Stéphane Couturas, danseur
Olivia Caillaud, danseuse

Collaborateurs artistiques du projet Pays de Bièvre

Sika, chanteuse
Pablo Schatzman, musicien
Laurent Géhant, musicien
Ghislaine Louveau, danseuse
Michaël Jasmin, archéologue

La production

Des ricochets sur les pavés


Agence culturelle indépendante, créé par Judith Frydman, Des ricochets sur les pavés invite des équipes artistiques à inventer des œuvres spécifiques et contextuelles pour les paysages de la Bièvre.

Articulant ses actions autour de résidences artistiques et d’événements culturels ponctuels, Des ricochets sur les pavés a mis en place une saison culturelle baptisée « Bièvre * ImaginaireS ». Cette démarche émergente et novatrice cherche à relier poétiquement l’ensemble du bassin versant de la rivière par une programmation artistique in situ et en plein air, comprenant des créations et des actions culturelles en direction des habitants.

Des ricochets sur les pavés s’est spécialisé, au fils des ans, sur des formats artistiques pensés sur mesure pour un site, un patrimoine, un paysage. Les équipes s’installent sur des temps souvent longs pour comprendre, rencontrer les habitants et épouser les temporalités spécifiques d’un chantier qu’il soit matériel ou immatériel.