Étiquette : Points de vue

RECHERCHE – Observation du vivant suspendue pendant le confinement – mars-avril 2020

En ces temps de confinement, il ne nous est plus possible d’observer et de relever l’évolution du vivant à l’intérieur de la centrale.

Sauve qui peut … les boulets rejoignent leur position juste à temps…

Quelques jours avant le début du confinement, l’équipe de TANGIBLE a pu procéder à la sortie des boulets du cœur de l’usine, première étape nécessaire à leur ensemencement.

… MAIS UN ENSEMENCEMENT DÉCALÉ JUSQU’À NOUVEL ORDRE.

Pour la suite du processus, il va falloir être patient, les mousses qui avaient été isolées et préparées pour être semées sur les boulets ne pourront pas être utilisées à temps et seront probablement perdues. Cependant, nous comptons sur nos veilleurs discrets pour observer la croissance du vivant dans la centrale en attendant notre retour espéré début septembre.

… EN ATTENDANT bien loin de la centrale

Les TANGIBLE dispersés et isolés, n’en restent pas là ! Des tentatives concertées d’ensemencement d’objet métalliques éclosent ça et là. Des mousses prélevées sur des cuves sont réduites en broyat puis déposées et fixées à l’aide de toiles d’araignées sur des boules de pétanques.

EXPOSITION – Présentation du premier prototype des tableaux de commandes – janv. 2020

Fin janvier 2020, le premier prototype des sculptures interactives a été présenté au public. Retour en images sur l’exposition.

Première étape de la fabrication des sculptures interactives

Du 28 janvier au 2 février 2020, TANGIBLE présentait son premier prototype des sculptures interactives lors de l’exposition Le pas de côté à la galerie Jean Collet à Vitry-sur-Seine. Les sculptures interactives ont été assemblées à partir de composants des anciens tableaux de la salle des commandes des machines de la centrale. La diffusion des  contenus interactifs (vidéos du parcours Transformateur) a été pensée et développée lors d’ateliers de créations.

Diffusion inédite d’un court-métrage documentaire Rituels de passage

Dans ce court-métrage, TANGIBLE explore la fabrication de rituels de passage en complicité avec certains anciens salariés de la centrale et les jeunes du collègue Rabelais de Vitry sur Seine.
L’un de ces rituels a été imaginés pour accompagner la nouvelle implantation d’une section de 10 mètres d’un convoyeur (tuyau colossal conduisant le charbon à l’intérieur de la centrale). Nous avons réalisé avec les anciens salariés une fresque qui couvre l’intérieur du convoyeur, avec les plans des machines du bloc usine et les photographies d’archives des moments de luttes et de loisirs partagés quand la centrale était en fonctionnement.

Le deuxième rituel été inventé lors d’une inauguration symbolique du démantèlement du parc à charbon. Il a rassemblé jeunes et anciens autour d’un lègue et d’une cérémonie des bleus de travail. Onze jeunes du collège Rabelais ont participé ce rituel dans le cadre d’une action menée avec eux sur 3 ans au sein de la centrale.

ATELIER – Habillage d’un convoyeur avec les anciens salariés de la centrale – nov. 2019

C’est à l’intérieur d’un ancien convoyeur récemment démonté du parc à charbon que TANGIBLE convoque les anciens salariés de la centrale à réaliser une fresque à partir de photos d’archives et de plans de la centrale.

Incarner la mémoire du lieu

La ville de Vitry-sur-Seine a choisi deux éléments constitutifs du parc à charbon pour faire trace : une roue pelle et une section de convoyeur pour les réinstaller de manière pérenne sur le site Marcel Paul.

Pour accompagner la nouvelle implantation de ces 10 mètres de convoyeur (tuyau colossal conduisant le charbon à l’intérieur de la centrale), TANGIBLE a réalisé avec des anciens salariés une fresque qui recouvre l’intérieur du convoyeur.

Travailler à partir des photos d’archives et des souvenirs

A partir de photos d’archives de la vie de la centrale, notamment des luttes ouvrières, et des photos personnelles prises par les anciens salariés lors de leur temps de travail ou de loisirs partagés, deux ateliers performatifs ont eu lieu pour créer la fresque.

Lors du premier atelier, les photos ont été sélectionnées et découpées pour extraire les éléments porteurs d’histoires singulières ou communes. Plusieurs temps forts qui ont marqué l’évolution de la centrale ont été identifiés par les anciens salariés.

Le deuxième atelier a été dédié au collage des photos à l’intérieur du convoyeur et à la constitution de la fresque. Cette fresque est composée d’une première peau constituée des plans des machines à laquelle vient se superposer une seconde peau composée des photos. Les temps forts de la centrale ont été recomposés chronologiquement guidant l’avancée dans ce « couloir de mémoire ».

RECHERCHE – Inventaires des écosystèmes en collaboration avec des chercheurs du Muséum National d’Histoire Naturelle – sept. 2019

En arpentant l’ancien bloc-usine, à l’arrêt depuis 2015, TANGIBLE a pu constater la présence de mousses, de fougères et l’apparition de traces animales.
Soucieuse de comprendre l’action du vivant sur le démantèlement de la centrale, TANGIBLE a invité plusieurs chercheurs et naturalistes pour faire l’inventaire du vivant dans le lieu.

Un terrain de recherche hors norme

Sébastien Leblond et Caroline Meyer

Après un premier échange avec Xavier Japiot, naturaliste, rencontré au Musée de la chasse et de la nature dans le cadre d’un séminaire. TANGIBLE a invité les chercheurs Sébastien Leblond et Caroline Meyer, spécialistes des mousses et des lichens au Muséum National d’Histoire Naturelle à investir l’ancienne usine à charbon pour effectuer des relevés et y développer l’étude des écosytèmes présents.
Explorer le bloc usine de la centrale en démantèlement offre un cadre d’investigation inhabituel pour l’étude de la re-colonisation d’un milieu vierge par les végétaux. Cette collaboration apportera des réponses scientifiques sur les mécanismes de développement des mousses sur des substrats métalliques, sujet peu étudié. TANGIBLE a donc souhaité travailler avec les 2 chercheurs sur la colonisation du métal rouillé par le vivant.

Pierre Noël

Une étude expérimentale sur l’ensemencement et la croissance de mousses sur des boulets en acier débutera en octobre 2019. Cette étude a pour objectifs de développer une méthodologie de culture de mousses sur des surfaces rouillées et de comprendre les mécanismes et les facteurs
impliqués dans la croissance des mousses. Outre l’apport scientifique du projet, celui-ci favorisera l’utilisation des mousses dans le monde de l’art et fera découvrir au public l’émerveillement de la naissance d’un nouvel écosystème.

Christine Rollard

Pour l’occasion, le laboratoire de chimie de la centrale sera remis en fonctionnement et nous servira de support de mise en scène pour regarder le vivant de près et l’accompagner dans son développement et son chemin de mutation. C’est Pierre Noël, naturaliste et spécialiste des crustacés d’eau douce, qui guidera l’équipe pour les mises en culture au sein du laboratoire réhabilité.

Concernant les espèces animales, Christine Rollard, spécialiste des araignées a rejoint l’équipe.

Qui vit et se développe dans la centrale ?

Quatre espèces différentes d’araignée ont été déjà répertoriées. Deux espèces de pholques avec leur toile en nappes caractéristique dont une du groupe des tégénaires dont la toile est prolongée par un entonnoir qui se loge plutôt dans les angles. Belle trouvaille de ces recherches une ponte de zoropse à pattes épineuses qui est une espèce sans toile. Ont également été identifiées également des opilions, un autre arachnide communément appelé « faucheux » . Selon Christine Rollard, les araignées sont les premières à avoir colonisé la centrale et c’est par l’accumulation des graines qui se logent dans leurs toiles que l’ensemencement des sols débute.

L’apparition de fougères, scolopendres, ainsi que des tardigrades (animal unicellulaire), repérés par Pierre Noël, et plusieurs autres cyanobactéries, comme les nostocs qui se développent dans les mousses à été observée. Ces organismes témoignent d’une trame verte qui arrive à prendre possession de l’intérieur de la centrale. On peut donc observer un cycle se mettre en place dans une échelle de temps concomitante à celle du démantèlement. Il s’agit de mener une étude sur le développement du vivant dans cet espace intermédiaire et normalement inadapté à devenir un abri-gîte pour ces espèces.

RECHERCHE – Le végétal au coeur de l’ancienne centrale EDF à Vitry-sur-Seine – avril 2019

Pour TANGIBLE, la place du végétal sur le site de l’ancienne centrale EDF est au cœur du projet Points de vue (2018-2020).

Les actions en 2018

Depuis 2018, les archéographes ont pu observer, récolter et accompagner le développement de ce nouvel écosystème en germe depuis la fermeture industrielle du site. Lors des visites archéographiques de juin 2018 dans le parc à charbon, les archéographes ont rendu le public parti prenante de la pérennité symbolique et esthétique de cet écosystème naissant, en observant les diverses espèces végétales présentes sur le site et également et en semant de manière éparse quelques graines des espèces identifiées, scellant ainsi l’engagement du site à se renouveler. La recherche artistique menée sur le site d’avril à octobre 2018 amènera TANGIBLE a célébrer le retour du végétal dans le parc à charbon, propagation d’une nouvelle énergie.

Retour en images sur ces plantes à haut potentiel de transformation
revoir Transformateur ici

La recherche artistique en 2019 

Depuis janvier 2019, c’est le corps de l’usine qui devient le terrain de création de TANGIBLE. C’est à travers une des fictions documentaires (baptisées les Mues, dont le tournage débutera en mai 2019) que le végétal est de nouveau mis à l’honneur cette année. Le travail d’inventaire des populations végétales actrices de la mutation du lieu se poursuit.

Cette mue étudie l’action des plantes et des mousses sur la transformation du site et la possibilité d’une coopération humaine et végétale pour participer au démantèlement de la centrale. Il s’agit donc d’un acte de végétalisation.

Des pièces emblématiques de la transformation du charbon en énergie – les boulets des broyeurs à charbon – seront le support de cette végétalisation qui activera le processus de leur décomposition. Avec l’appui de paysagistes, d’ethnobotanistes et d’éthologues, TANGIBLE souhaite inverser le point de vue sur l’usine pour la regarder à travers les « pores » du végétal ou de l’animal et de leurs actions respectives.

Egalement accompagnée par des spécialistes des bryophytes du Muséum National d’Histoire Naturelle, l’équipe artistique recouvrira les boulets de différents mélanges organiques afin d’étudier l’action chimique des mousses et lichens sur le métal et la possibilité de s’y développer. Pour l’occasion, le laboratoire de chimie de la centrale sera remis en fonctionnement et servira de support de mise en scène pour regarder le vivant de près et l’accompagner dans son développement et son chemin de mutation.

ATELIER – Ateliers avec des élèves des Lycées Jean Macé et Chérioux – janv. à mai 2019

Transformation des anciens tableaux de commande de la centrale

En vue d’une prochaine diffusion des Mues (fictions documentaires) lors de plusieurs parcours artistiques au sein de la centrale en octobre 2019, les anciens tableaux de commande des machines de la centrale sont détournées en dispositif de diffusion interactive audio et vidéo. Les dispositifs sont créés lors d’ateliers avec des élèves de lycées techniques.

Dispositif de diffusion interactif

Les tableaux de commandes seront autonomes énergétiquement, en s’appuyant sur des sources d’énergies renouvelables. L’action des spectateurs générera toute ou une partie de l’énergie nécessaire à son fonctionnement. Des capteurs de nature différente détecteront la simple présence des spectateurs ou des gestes volontaires. Ils seront sans contact (capteur de présence, de distance, photosensible…) ou avec contact tel que l’interrupteur ou des leviers plus conséquents.

Les tableaux seront actionnables ou alimentés par des gestes qui évoquent le travail des ouvriers dans la centrale. Les capteurs pourront ainsi être reliés à des poulies, des volants, des leviers récupérés sur les machines de la centrale.

Plusieurs classes d’établissements scolaires sont associées au projet : une classe de 2de Bac pro en Science et Technologie de l’Industrie en Développement Durable (STIDD) et une classe en 1ère année de master de Diplôme National des Métiers d’Art et du Design du Lycée Chérioux à Vitry-sur-Seine. Une classe de 1ère Bac pro de Technicien en Chaudronnerie Industrielle du Lycée Jean Macé à Vitry-sur-Seine rejoindra le projet l’année suivante.

Pour mener à bien ce projet, TANGIBLE s’est associé à Sakada Ly (lepetitfablabdeparis.fr) et Grégoire Simonnet (https://www.fabriqueurs.com/) pour apporter leurs savoirs techniques et la philosophie Fablab au projet et intervenir auprès des jeunes pendant les ateliers au côté de l’équipe artistique.

RECHERCHE – Les mues – mise en oeuvre de gestes rituels – corps de l’ancienne centrale EDF à Vitry-sur-Seine – janv. 2019

TANGIBLE poursuit sa résidence de création au cœur de l’ancienne centrale EDF de Vitry-sur-Seine. Depuis Janvier 2019, elle investit le bloc usine et commence son dialogue avec les imposantes machines de la centrale.


Ce dialogue entre l’équipe de TANGIBLE et la Centrale soulève la question du vivant (végétal et animal) qui commence tout naturellement à ré-investir l’espace et enclencher la mutation du site. Cela amène les artistes à penser la création de gestes rituels qui seront déclinés et exposés par des fictions documentaires : Les Mues.

Pourquoi la mue ? Le terme mue nous évoque la fragilité et la globalité de l’espace du vivant sur la planète, comme une peau. Qu’elle soit humus, plantes ou bactéries, elle est le support et la condition de toute société, humaine, végétale et animale. Nous cherchons donc ici à considérer le vivant comme un écosystème global, reliant le destin de chaque vie à celle des autres. Chaque mue va ainsi traduire, pour chaque objet ou chaque situation décrite ci-dessous, un potentiel de transformation : décomposition, dissolution voire métamorphose.

Jungles du Douanier Rousseau, ombres chinoises, végétalisation des machines, création d’un “espace d’air pur”, transformation des tableaux de commandes constituent les premiers gestes imaginés par TANGIBLE pour les mues.

REPRÉSENTATION – Inauguration symbolique du démantèlement – nov. 2018

Le 13 novembre 2018, TANGIBLE et EDF se sont associés pour inviter des jeunes collégiens de Vitry-sur-Seine et d’anciens agents EDF lors d’une inauguration symbolique du démantèlement des parcs à charbon.

Cette première année de résidence [2018] au cœur des parcs à charbon a été en effet ponctuée de nombreux ateliers avec les jeunes vitriots, de visites et interviews avec certains anciens salariés de la centrale.

Riches de ces rencontres, TANGIBLE a donc souhaité créer un temps fort ; la date du 13 novembre a donc été choisie pour cette inauguration afin de marquer définitivement la fin de l’activité du charbon aux Ardoines.

Pour l’occasion, TANGIBLE a imaginé un rituel de passation entre les jeunes et les anciens agents EDF réunis pour l’occasion. Ainsi, après un temps de partage, chaque jeune a reçu de la main d’un ancien salarié, un bleu de travail orné d’un symbole électrique lui correspondant et porteur de sens.

Cette journée, imaginée en collaboration avec les équipes EDF, a rassemblé des partenaires de la ville de Vitry-sur-Seine, de L’EPA-ORSA , et d’acteurs de la vie du quartier des Ardoines ainsi que nos partenaires publics et privés.

ATELIER – Ateliers avec les jeunes du centre de quartier Blaise-Pascal et du collège Rabelais – mars à nov. 2018

Lors de la première année de résidence de Points de vue (2018) dans les parcs à charbon de la centrale, les archéographes ont prolongé leur collaboration avec les jeunes du centre de quartier Blaise-Pascal et du collège Rabelais.

Plusieurs ateliers ont eu lieu tout au long de l’année pour permettre aux jeunes vitriots de se familiariser avec l’archéographie, au cœur des parcs à charbon. Ateliers de franchissement, prise de son, jeu du corps dans l’espace mais également imaginer des transformations possibles et impossibles pour les objets de la centrale comme de la centrale toute entière. Ces ateliers ont finalement donné lieu à des transformations inattendues : plusieurs éléments de la centrale et des outils géants, récupérés par TANGIBLE, se sont transformés en Musting (dérivée de la mustang), ou encore en instruments de musique lors de concerts improvisés !

Ils ont participé aux différents ateliers : Ilyas, Alexandra, Lawrence, Elia, Yann, Aboubacar, Bruno, Daouda, Massou, Hassan, Almeida, Rayan, Jérémie, Ricardo, Enzo, Julien, Moussa, Farès, Adama, Mohamed. 

REPRÉSENTATION – Points de vue – Premier pivot – Transformateur – oct. 2018

Les 5, 6 et 7 octobre 2018, TANGIBLE donnait cinq représentations de sa création, Transformateur, après huit mois de résidence dans les parcs à charbon de la centrale EDF de Vitry-sur-Seine.

Programmé dans le cadre de Mur/Murs, festival dédié à la création dans l’espace public à Vitry-sur-Seine, Transformateur proposait une immersion dans l’ancienne centrale des Ardoines, à l’arrêt depuis 2015.

Les spectateurs, venus nombreux, ont pu traverser un site rendu à nouveau vivant par des scènes performées, dansées et rythmées de créations sonores et percussions live.

Pour accompagner les enjeux de transformation, liés à ce site industriel colossal, les archéographes se sont employés à réanimer le cœur des espaces encore porteurs de sens, d’imaginaires et de support pour la suite.
Ainsi, les herbiers, la coupe stratigraphique et les bacs d’évolution du charbon ont attesté d’une présence végétale foisonnante sur le site. Les costumes créés à partir des bleus de travail retrouvés dans la centrale, portaient le dernier témoignage de l’activité ouvrière du site. Comme un appel à la transformation de ce qu’il reste du monde ouvrier.

Offrant des tableaux aux airs tantôt poétiques, tantôt humoristiques ou scientifiques, Transformateur a été une véritable invitation à rêver les futurs possibles et impossibles d’un tel site !

“Comme les premiers hommes sur la lune ou plutôt les derniers”

Si cette première année de résidence de TANGIBLE en lien avec l’ancienne centrale EDF a été riche de rencontres, de créations et de partage avec le public, deux autres années restent à imaginer.
Les archéographes auront offert un premier et dernier tour des parcs à charbon puisque le site inaugure son démantèlement à la fin de l’année 2018.

Equipe d’archéographes :
Direction artistique et chorégraphes : Edwine Fournier et Sébastien Molliex
Direction musicale et composition : Gwennaëlle Roulleau
Performeurs : Olivia Caillaud, Gerry Quévreux et Stéphane Couturas
Paysagiste : Isabel Claus
Percussionniste : Thierry Waziniak
Costumière : Myriam Drosne
Vidéaste-documentariste : Romain Vallée

Points de vue (2018-2020) existe grâce au soutien des trois partenaires pilotes : EDF, la ville de Vitry-sur-Seine et l’EPA ORSA.